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En théorie, le libre marché parfaitement concurrentiel est la forme d'économie la plus "efficiente".

 

"Les entreprises fabriquent les produits de façon optimale, les entreprises fabriquent les "bons" produits, les produits sont fabriqués dans les "bonnes" quantités, ni trop ni trop peu,les produits vont vers les "bonnes" personnes :les seuls qui achètent sont ceux qui sont prêts à payer le prix approprié."(réf.2, Hartford, p.66 et 67)

 

La raison principale selon Tim Hartford en est que ces marchés constituent un "monde de la vérité" ("world of truth") :

 

"Dans un marché libre, les consommateurs n'achètent pas de biens qui pour eux ont une valeur inférieure au prix demandé, et les producteurs ne vendent pas de biens qui auraient pour eux une valeur supérieure au prix proposé. La raison en est simple : personne ne les force à le faire, ce qui signifie que la plupart des transactions qui se passent dans un marché libre améliorent l'efficience parceque les deux parties s'en trouvent mieux et ne nuisent à personne d'autre ... " (réf.2, Hartford, p.60)

 

La fourniture de biens et de services en dehors des marchés est évidemment concevable, mais perd une caractéristique très importante, à savoir l'information. "Par ex. les jeux olympiques de Londres en 2012 ont coûté 2,5 milliards de livres, cet argent a-t-il été "bien" dépensé : personne ne peut le dire. Quand des décisions sont prises à l'intérieur d'un système de marché, il n'y a pas de controverse... Le choix libre engendre une information sur mes priorités et préférences et quand des millions d'entre nous font ces choix, les prix de marché agrègent les priorités et préférences de tous." (réf.2, Hartford, p.63)

 

 

Il n'y a pas que "l'efficience" à prendre en compte dans l'organisation de la société.

 

L'efficience, c'est l'allocation optimale des ressources sans aucun gaspillage Dans une société où il fait bon vivre, il y a lieu aussi de veiller à la répartition de la richesse.

 

Les gouvernements assurent une certaine redistribution en prélevant des taxes et impôts (lesquels servent aussi à financer la production de biens et de services en-dehors des marchés , notamment les "services publics"). Toute taxe entraîne toujours une inefficience des marchés, mais c'est considéré comme un prix à payer pour aboutir à une société "plus juste".

 

Toute société doit trouver un compromis entre "efficience" et "justice". Le problème est compliqué du fait que si la notion "d'efficience" peut se définir et se mesurer objectivement, ce n'est pas le cas de la notion de "justice", sur laquelle il y a rarement un consensus global. Selon G.Mankiw la notion de "justice" se situe en-dehors du champ de la sience économique : "Tout au plus les économistes peuvent-ils éclairer le débat et tenter d'éviter que ne soient adoptées des politiques qui sacrifieraient l'efficacité économique sans améliorer en rien la justice". (réf.1, Mankiw, p.336)

 

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