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 La plus ou moins "bonne gestion" d'un pays est reflétée dans sa dette publique en % du PIB :  

"Gestion prudente"   <==========>   "Gestion prodigue".

 
Nous situerons la Belgique en nous limitant à 3 groupes de pays :
-  les pays "moyens" à population comparable  : Belgique, Autriche, Pays-Bas, Suisse
-  les "grands" pays de l'Union Européenne : Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie
-  les pays Scandinaves dans l'Union Européenne : Danemark, Finlande, Suède.
 
Un déficit public entraîne automatiquement un accroissement de la dette publique accumulée dans le passé : c’est de la « nouvelle dette » qui ira s’ajouter à la « dette du passé » .

 

En Europe en 2013, tous les pays ont une dette publique accumulée plus ou moins importante, la plupart des pays ont un déficit public , soit faible, soit élevé. 

Quelques rares pays ont un excédent public (Suisse, Norvège, Luxembourg) : dans ce cas la dette n’augmente pas, et elle peut diminuer si les pouvoirs publics décident d’affecter l'excédent à cette diminution.

 

Une dette publique très élevée a 2 conséquences :

1. un renchérissement du coût de la dette, dans la mesure ou moins d’investisseurs sont disposés à la financer ;

2. une diminution de la marge de manœuvre des pouvoirs publics quant à l’affectation des dépenses publiques, celles-ci devant en priorité repayer la charge de la dette accumulée, laissant moins de place pour les dépenses publiques « effectives ».

 

Dès lors, il y a 2 cas de figure pour le déficit public (la « nouvelle dette »):
1.Soit il est supérieur à la charge de la dette : cela veut dire que cette nouvelle dette finance non seulement le paiement de la charge de la dette, mais aussi une part des dépenses publiques effectives, ce qui se traduit par un « solde primaire » négatif : différence entre le revenu public et la dépense publique « effective » (çà d la dépense publique totale moins la charge de la dette) (voir le cas de la France).
2. Soit il est inférieur à la charge de la dette : cela veut dire que cette nouvelle dette ne finance que partiellement le paiement de la charge de la dette, le reste devant l’être par une diminution de la dépense publique « effective » permettant de dégager un « solde primaire » positif  . C’est en fait indispensable si on veut assainir la dette, mais au prix d’une diminution des dépenses publiques effectives (voir le cas de la Belgique) .

 

 

 

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