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 Suivant les dernières données du rapport du World Economic Forum sur la compétitivité (édition 2017-2018, parue fin septembre 2017), la Belgique est classée 20e sur 137 pays, et perd 3 places par rapport à l'année précédente (voir graphique d'évolution 2008-2017 ci-dessous), avec un score de compétitivité en légère baisse (5,23 ald 5,25), et avec un déficit public en légère diminution (2,68% ald 2,76%), qui reste donc sous la barre de 3% du PIB.

Cette légère baisse du score global a suffi pour que 3 pays , encore derrière la Belgique en 2016, lui passent devant après avoir amélioré leur score : Israel (en forte progression de la 24e à la 16e place), l'Autriche (de la 19e à la 18e place) , le Luxembourg (de la 20e. à la 19e. place).

La Belgique se retrouve donc en queue du peloton des 23 pays industrialisés les plus avancés qui peuvent lui être comparés.

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Bien que dans l'édition 2017-2018, le WEF ne donne pas de commentaire résumé spécifique pour la Belgique, nous pouvons quasiment reprendre telles quelles les conclusions générales d'une édition précédente (2015-2016) en les adaptant avec les dernières données, mais en notant toutefois que les points forts ne se sont pas améliorés même s'ils restent des points forts, et que les points faibles se sont pour la plupart dégradés.

Points forts.

Le pays conserve ses points forts : en plus de pouvoir se targuer d'un système d'enseignement et de formation qui reste bon (11e) -- avec une excellente éducation en math et en sciences (7e), des écoles de gestion de tout premier plan (5e), et une forte implication dans la formation continue "sur le tas" (8e) -- le pays bénéficie d'un haut niveau d'adoption de la technologie (15e) et d'entreprises hautement sophistiquées (11e) et innovantes (16e), qui opèrent dans un marché caractérisé par une forte concurrence (11e), de faibles barrières tarifaires (6e) et un environnement favorable à la création de nouvelles entreprises (12e).  

 Points faibles.

Malgré ces points forts, il y a encore lieu de s'inquiéter de l'inefficience des gouvernements belges (41e), du fardeau de la réglementation (99e) et de son système fiscal extrèmement distordu (122e), qui réduit particulièrement les incitations à travailler (129e) et à investir (101e) , ainsi que du coût de la dette publique -- qui atteint 105,5 % du PIB.

(source : World Economic Forum "The Global Competitiveness Report 2017–2018")

Nous tenterons de préciser ce diagnostic global en examinant les points forts et les points faibles sur les composants sous-jacents de l'Index Global de Compétitivité (GCI : voir la rubrique "Qu'est-ce que la compétitivité ?"), tant en les comparant avec d'autres pays qu'en étudiant leur évolution sur la période 2008 à 2017.

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