6. Les Intérêts de la dette publique 

  Il s’agit du coût de la dette publique accumulée à payer chaque année.

 Cette charge représente en 2015 pour la Belgique 3.1% du PIB, soit environ 1.100 €/hab, pour l'Autriche 2.6% du PIB, soit près de 1.000 €/hab, pour les Pays-Bas 1.5% du PIB soit 600 €/hab, pour la Suisse 0.8% du PIB soit 470 €/hab.

 Il faut remarquer que pour la Belgique cette charge est supérieure à ses dépenses régaliennes (lesquelles sont de 2.8% du PIB soit ~1.000 €/hab)  : on peut donc dire que la Belgique paye chaque année à ses créanciers un montant supérieur à celui qu'elle consacre à remplir sa mission principale d’Etat !

  5. Les Services publics généraux 

  Il s’agit des dépenses de fonctionnement proprement dites de l’Etat (administrations, représentation parlementaire, gouvernement …).

 La Suisse y consacre de l’ordre de 2% de son PIB, les Pays-Bas 2,5%,la Belgique et l'Autriche respectivement 3,6% et 3,7%.

 En termes financiers, cela donne environ1.600 €/hab pour la Suisse, pour l'Autriche et la Belgique respectivement ~1.400 €/hab et ~1.300 €/hab ,et pour les Pays-Bas ~1.000 €/hab.

 4. Les Dépenses régaliennes   (défense, sécurité et ordre public, affaires étrangères)

 NB : la rubrique "sécurité et ordre public" comprend l'ensemble de la chaîne "Police - Justice - Prisons".

Ce bloc représente l’essence même d’un Etat, la première raison de son existence, sa justification. On peut s’étonner de son niveau relativement modeste si on le compare au bloc « social ».

La Belgique (2,8) et la Suisse (3) y consacrent environ 3% de leur PIB, ce qui en termes financiers représente à peine un peu plus de 1.000 €/hab pour la Belgique, mais plus du double ~2.200 €/hab pour la Suisse. L'Autriche y consacre encore moins : 2% de son PIB et environ 800 €/hab.

Ici, les Pays-Bas se démarquent en consacrant 1% de PIB de plus que la Belgique, soit ~1.400 €/hab (il faut d’ailleurs remarquer que les Pays-Bas possèdent un système pénitentiaire efficient, au point d’être en mesure de louer des places de prison à la Belgique, et même maintenant à la Norvège)

3. Les affaires économiques et la protection de l'environnement

 C’est aussi un bloc de dépenses important, du même ordre de grandeur que le précédent, il comprend la réglementation et les normes liées aux activités économiques, notamment la réglementation et la supervision du marché du travail, ainsi que les subventions aux différents secteurs de l’économie.

Les 4 pays Suisse, Pays-Bas, Autriche et Belgique y consacrent respectivement environ 4%, 5%, 6% et 7% de leur PIB.

 En termes financiers les Pays-Bas (~1.900 €/hab) et l'Autriche (~2.300 €/hab) dépensent moins que la Belgique (2.600 €/hab) et que la Suisse (~3.200 €/hab).

  2 L'Enseignement et la Recherche

Il s’agit du 2e. bloc de dépenses le plus important.

Les 4 pays y consacrent tous environ 7% de leur PIB (un peu plus pour la Belgique environ 8%).

En termes financiers, la Belgique (~2.900 €/hab), les Pays-Bas (2.800 €/hab) et l'Autriche (2.700 €/hab) dépensent un montant du même ordre . Par contre, la Suisse , grâce à son dynamisme économique qui se traduit par un PIB/hab nettement plus élevé, peut dépenser ~5.200 €/hab.

1. Les Dépenses à finalité sociale (protection sociale, santé, logement, culture)

 Il s’agit du bloc de dépenses le plus important.

La Belgique (29,4) et l'Autriche (30,8) y consacrent environ 30% de leur PIB, les Pays-Bas 26% et la Suisse seulement 16,6%.

Néanmoins , en termes financiers les 4 pays y consacrent des montants similaires , allant de 10.000 à 12.000 €/hab ( Pays-Bas : ~10.400, Belgique : ~10.700, Autriche et Suisse :~12,200)

Influence de la dépense publique sur la compétitivité

 Nous pouvons tenter d'aller plus loin dans l'analyse en croisant les grands "blocs" de dépenses avec des indicateurs de compétitivité.

Il n'y a pas que les dépenses publiques qui peuvent influencer la compétitivité, il y a aussi l'action du secteur privé et sans doute d'autres facteurs. Néanmoins, en comparant ces données entre pays, nous pouvons nous faire une idée de l'influence éventuelle d'une catégorie de dépense sur un élément de la compétitivité : le montant de la dépense est-il adéquat, son efficacité est-elle bonne ou insuffisante ? Pourquoi tel ou tel pays est-il mieux classé avec une dépense moindre ?

Pour ce faire, nous devons "reclasser" les 10 grandes catégories de dépenses par destination du code "Cofog" en 6 "blocs" pour lesquels nous pensons qu'ils peuvent être mis en relation pertinente avec des indicateurs de compétitivité.