Pourquoi est-il beaucoup plus important pour le bien-être de la population de stimuler une activité économique dynamique dans le secteur privé entrainant une forte croissance du PIB plutôt que de consacrer une part de plus en plus importante du PIB aux dépenses publiques ? Une comparaison entre la Suisse et la Belgique sur les données de 2015 est très éclairante à ce sujet.

 Les 2 graphiques ci-après donnent la répartition de la dépense publique suivant le premier niveau du code COFOG(1) pour la Belgique et les Pays-Bas pour l'année 2015, l'un en % du PIB l'autre en euros par habitant.

NB : les destinations de dépense sont classées suivant leur importance pour la Belgique, cet ordre n'étant pas toujours le même dans un autre pays.

Les 2 graphiques ci-après donnent la répartition de la dépense publique suivant le premier niveau du code COFOG(1) pour la Belgique et l'Autriche pour l'année 2015, l'un en % du PIB l'autre en euros par habitant.

NB : les destinations de dépense sont ordonnées suivant leur importance pour la Belgique, cet ordre n'étant pas toujours le même dans un autre pays.

En 2015, les sommes dépensées pour les fonctions régaliennes "Ordre et Sécurité publics" et "Défense nationale" représentent 2,6 % du PIB  ou 951 Eur par habitant, soit à peu près le montant du déficit public : 2,5% du PIB et 913 Eur par habitant ! Doit-on en conclure que l'Etat assure la sécurité des Belges avec de l'argent emprunté ?

Pour juger de façon plus précise de l'efficacité avec laquelle l'Etat remplit son rôle, il faudrait pouvoir analyser la dépense publique : celle-ci est-elle "optimale", atteint-elle son but avec une "économie" de moyens raisonnable, sans gaspillage exagéré de ressources ? Cette question est d'autant plus cruciale que la part de l'Etat dans l'économie est élevée.